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Etats-Unis, rupture de l'Accord de Paris sur les climats

Portrait de Pr. Philippe WECKEL
Soumis par Pr. Philippe WECKEL le mar, 06/06/2017 - 21:07
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Déclaration de Rose Garden White House du 1er juin 2017 - Cohérence et prévisibilité du Président Trump - Les deux voix de l'Amérique - Un retrait virtuel de l'Accord de Paris, mais une vraie rupture - Le rôle essentiel des destinataires indirects de l'Accord de Paris, pouvoirs locaux et secteur privé - Accélérer maintenant le mouvement pour le rendre irréversible

 

La décision annoncée par le Président Trump du retrait des Etats-Unis de l'accord de Paris est à mettre en perspective pour en cerner la portée réelle, au-delà d'apparences.

 

Cohérence et prévisibilité du Président Trump

 

Tout d'abord on observe que l'annonce ne devrait pas surprendre, puisqu'elle répond à un engagement de campagne du candidat Trump. On ne peut pas dire que, sur les différents points controversés de son projet, le réexamen de la politique étrangère ait débouché sur la restauration des axes qui ont assuré la constance de la diplomatie du pays depuis la Seconde guerre mondiale. La rupture politique est donc consommée en faveur d'une révolution conservatrice visant le retour à l'isolationnisme. On a ainsi relevé que le Président n'a pas fait mention de l'article 5 du Traité de l'Atlantique Nord lors de la réunion de l'OTAN à Bruxelles. Dans le fond, le Président Trump s'est forcé de minimiser l'impact de sa politique pour préserver certaines apparences, mais la solidarité atlantique subsiste désormais sans sa cheville ouvrière, les Etats-Unis. Des observations similaires pourraient être développées au sujet de la libéralisation du commerce international qui est bien essentiellement compromise par le protectionnisme intégral que vise l'actuel présidence. On a été frappé de l'isolement des Etats-Unis lors de la réunion du G7 qui, d'une certaine manière, a perdu son élément moteur. Finalement en assortissant sa décision de retrait de l'Accord de Paris d'une promesse de renégociation de cet instrument, le Président Trump confirme cette stratégie d'atténuation de la rupture destinée à rendre cette dernière plus acceptable.

 

Les deux voix et les deux voies de l'Amérique.

 

Par son radicalisme la nouvelle politique suscite aux Etats-Unis des résistances croisées qui compromettent sa mise en oeuvre. La concentration du pouvoir exécutif entre les mains du Président ne devrait pas faire illusion sur sa capacité d'agir. Le rythme rapide des échéances électorales, deux ans, lui laissent un temps très court pour imposer ses projets. Les contrepouvoirs sont multiples aux Etats-Unis, pays fédéral et libéral de dimension continentale. Or on constate aujourd'hui que leur résistance s'organise et qu'elle s'invente, par delà la capacité d'inertie, une capacité d'action contraire à celle du gouvernement fédéral. Ainsi la crise qu'ouvre le retrait de l'accord de Paris suscite des initiatives qui battent en brèche le privilège de l'exécutif. En effet, on entend éveiller le peuple des Etats-Unis, les pouvoirs locaux et les pouvoirs économiques, pour assumer à la place d'un pouvoir central défaillant la responsabilité internationale des Etats-Unis. A cet égard, les initiatives prises par Mike Bloomberg et ses déclarations mettent à jour une situation inédite. Sa fondation compensera par une subvention une partie des incidences financières qu'emporte la décision de retrait de l'Accord de Paris. En effet, les Etats-Unis couvraient jusqu'à présent 25% du budget de fonctionnement de la Convention-cadre sur les changements climatiques. Le Président a décidé, une mesure qui va au-delà des implications nécessaires du retrait en question, de supprimer cette contribution de 15 millions de dollars. La Fondation Bloomberg versera cette somme. Elle s'engage aussi à structurer l'action de la vaste coalition d'intérêts publics et privés américain qui s'efforcera, en dépit de la politique du gouvernement fédéral, de réaliser les objectifs de réduction des émissions affichés par les Etats-Unis en 2014 (baisse en 2025 de 25% par rapport à 2005). En tant qu'envoyé spécial du secrétaire général des Nations unies pour les villes et le changement climatique, Mike Bloomberg  se chargera de communiquer au Secrétaire général qui l'intégrera dans son propre document le rapport sur la réalisation des objectifs des Etats-Unis élaboré par la coalition. Cette chinoiserie (red tape) aurait également pour objet de corriger partiellement la défaillance de l'Administration américaine. On ne s'attend pas, en effet,  à ce que le Département d'Etat transmette le rapport attendu sur la mise en oeuvre de la contribution nationale.
"Des" Américains pallient donc la carence de la Fédération des Etats-Unis en prenant à leur charge sa "contribution nationale". Ainsi on ne dira pas que les Etats-Unis sont défaillants ou pas totalement du moins, qu'ils se marginalisent ou qu'ils se défaussent de leur responsabilité propre dans le réchauffement climatique. On ne considérera pas le Président Trump comme le visage et la voix de l'Amérique. Il y aura désormais deux interlocuteurs ou deux types d'interlocuteurs s'exprimant pour le compte de ce pays. Au Président Trump, le Président français annonce l'interruption de toute coopération en matière climatique, tandis qu'il reçoit Michael Bloomberg dont il salue les initiatives pour le climat.

Bien entendu la coalition pro climat ne compensera pas totalement le défaut de l'Administration fédérale. Toutefois, grâce à la mobilisation des pouvoirs publics locaux, des puissances économiques et des universités les Etats-Unis ne s'excluent pas du processus de la transition vers l'économie verte. Les Etats-Unis ne s'y maintiennent pas non plus. Sauf à anticiper un échec politique de M. Donald Trump, personne ne sait quelle voie prévaudra finalement en 2021.

 

Un retrait virtuel de l'Accord de Paris, mais une vraie rupture

 

La décision prise par le Président Trump marque une vraie rupture de l'Accord de Paris, mais elle n'entame toutefois pas le processus de retrait de ce traité. En effet, M. Trump bloque la mise en oeuvre de l'engagement international qui demeurera cependant en vigueur pratiquement pendant toute la durée de son mandat. Finalement les frondeurs évoqués précédemment ont le droit de leur côté, puisque l'accord est toujours applicable.

Dans sa déclaration de Rose Garden White House, le Président annonce la dénonciation de l'Accord, mais il interrompt immédiatement sa mise en oeuvre, en le qualifiant au passage d'instrument non contraignant :

... in order to fulfill my solemn duty to protect America and its citizens, the United States will withdraw from the Paris Climate Accord -- (applause) -- thank you, thank you -- but begin negotiations to reenter either the Paris Accord or a really entirely new transaction on terms that are fair to the United States, its businesses, its workers, its people, its taxpayers.  So we’re getting out.  But we will start to negotiate, and we will see if we can make a deal that’s fair.  And if we can, that’s great.  And if we can’t, that’s fine.  (Applause.) 
 
As President, I can put no other consideration before the wellbeing of American citizens.  The Paris Climate Accord is simply the latest example of Washington entering into an agreement that disadvantages the United States to the exclusive benefit of other countries, leaving American workers -- who I love -- and taxpayers to absorb the cost in terms of lost jobs, lower wages, shuttered factories, and vastly diminished economic production.

Thus, as of today, the United States will cease all implementation of the non-binding Paris Accord and the draconian financial and economic burdens the agreement imposes on our country.  This includes ending the implementation of the nationally determined contribution and, very importantly, the Green Climate Fund which is costing the United States a vast fortune.

Le Président de la Commission européenne, M. Jean-Claude Juncker, s'est exprimé sur la démarche du Président Trump avec une certaine rudesse

“That’s not how it works.  The Americans can’t just leave the Climate Protection Agreement. Mr. Trump believes that because he doesn’t get close enough to the dossiers to fully understand them. It would take three to four years after the agreement came into force in November 2016 to leave the agreement. So this notion, ‘I am Trump, I am American, America First and I’m going to get out of it’ – that won’t happen. We tried to explain that to Mr. Trump in Taormina in clear German sentences. It seems our attempt failed, but the law is the law and it must be obeyed. Not everything which is law and not everything in international agreements is fake news, and we have to comply with it.

NBC Video: http://www.nbcnews.com/video/ec-president-juncker-mocks-trump-for-lack-of-climate-deal-understanding-957196355828

Le sentiment général que partagent d'abord les participants au G7 de Taormine est que le Président Trump n'a pas lu - on s'en doute - l'Accord de Paris, mais surtout qu'il ne l'a pas compris et pas voulu comprendre. La décision de retrait a été prise de manière aveugle par la Maison Blanche dans des conditions qui paralysent le Département d'Etat et le placent en porte-à-faux vis-à-vis des partenaires internationaux.

1. La première méprise du Président Trump est de considérer l'Accord de Paris comme un instrument non contraignant. A l'évidence il s'agit d'un traité international, même s'il met essentiellement des obligations de comportement à la charge des Etats parties. On relève notamment que l'accord précise les conditions de son entrée en vigueur, un objectif qui a été atteint le 5 novembre 2016. La désignation comme un traité international est donc formelle, puisqu'elle résulte de la rédaction de ses clauses. L'interruption de la mise en oeuvre du traité met donc les Etats-Unis en défaut et expose sa responsabilité internationale.

2. La seconde méprise est liée à la première. En effet, ce traité fixe dans son article 28 les conditions dans lesquelles une partie peut s'en retirer. Il n'y a juridiquement pas d'autre possibilité de retrait de cet engagement juridique que celle qui est aménagée par l'accord en question. Le retrait est une procédure formelle : la dénonciation ne peut être notifiée au dépositaire de l'Accord qu'après le 5 novembre 2019, soit trois ans après la date de l'entrée en vigueur de cet instrument. Conformément à l'usage général la dénonciation ne produit pas d'effet immédiat. L'Accord de Paris fixe ainsi un délai d'un an pendant lequel l'Etat qui a notifié sa décision de retrait continue d'être lié par le traité. La date à laquelle les Etats-Unis seront ainsi - en supposant que la dénonciation soit réellement effectuée en 2019 - libérés de leurs charges à l'égard de l'Accord coïncidera pratiquement avec l'élection présidentielle de 2020 (traditionnement fixée le 8 novembre). Pendant toute la durée de son mandat le Président Trump a donc les mains liées par l'Accord de Paris. On suppose que le Président Obama et son administration ne sont pas étrangers à cette situation. On se souvient qu'ils ont pesé sur la rédaction de l'Accord de Paris avec une exigence minutieuse toute particulière.

3. La troisième méprise brise la stratégie avancée par le Président Trump. Il entend se retirer de l'accord pour en obtenir la renégotiation. Il s'est immédiatement heurté à une fin de non-recevoir que lui a notamment signifié le jeune président français.

Le Président des Etats-Unis avait certainainement en tête le coup de poker qu'il a tenté au sujet de l'Accord de Libre Echange Nord Américain et qu'il a, semble-t-il, réussi le 26 avril dernier. Dans un communiqué triomphant la Maison Blanche annonçait ce jour-là : 

Late this afternoon, President Donald J. Trump spoke with both President Peña Nieto of Mexico and Prime Minister Trudeau of Canada. Both conversations were pleasant and productive. President Trump agreed not to terminate NAFTA at this time and the leaders agreed to proceed swiftly, according to their required internal procedures, to enable the renegotiation of the NAFTA deal to the benefit of all three countries. President Trump said, “it is my privilege to bring NAFTA up to date through renegotiation. It is an honor to deal with both President Peña Nieto and Prime Minister Trudeau, and I believe that the end result will make all three countries stronger and better.”

Readout of President Donald J. Trump’s Call with President Peña Nieto of Mexico and Prime Minister Trudeau of Canada

Le Président renonçait finalement au retrait de l'ALENA en échange de la renégociation de cet accord avec ses partenaires canadien et mexicain. Il s'est évidemment mépris sur l'objet et la portée de l'Accord de Paris qui n'est bien sûr pas comparable à un accord multilatéral restreint, fermé et fondé sur un équilbre des avantages économiques réciproques. Traité multilatéral ouvert à vocation universelle, l'Accord de Paris marque l'aboutissement de décennies de négociations mondiales menées en vue d'un consensus global servant les intérêts supérieurs de la communauté humaine. Un Etat n'est pas en mesure de remettre en question par son action unilatérale un résultat collectif si chèrement gagné. C'est notamment le point de vue de la Chine. Au demeurant son initiative devrait être engagée dans le cadre de la procédure de révision établi par ce traité. Le Président Trump en est d'autant plus éloigné que le retrait qu'il annonce est inopérant.  Et le front pour le climat que sa décision a suscitée l'a sans doute surpris par sa vigueur et sa détermination, alors qu'il n'est pas en mesure de s'y opposer. 

Finalement, comme l'affirme Christiana Figures, Secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques lors de l'adoption de l'Accord de Paris, le discours de Rose Garden est seulement un acte politique qui ne modifie pas la situation juridique des Etats-Unis et il installe la Maison Blanche dans une impasse. Le Président Trump pourrait être tenté d'en sortir en dénonçant la Convention-cadre. On doute fort qu'une telle démarche consistant à utiliser les mécanismes d'un traité plus ancien qui est un accord de base pour priver de fait un traité plus réçent qui est un accord d'exécution de son objet soit conforme au droit international.

 

Le rôle essentiel des destinataires indirects de l'Accord de Paris, pouvoirs locaux et secteur privé

 

On peut évoquer une concurrence des leadership sur la question climatique aux Etats-Unis. La dénonciation d'un traité, lorsqu'elle est licite, est une prérogative souveraine de l'Etat et un élément du privilège de l'exécutif. Cette coalition du climat qui tente de contrecarrer la décision du Président Trump empiète-t-elle sur les pouvoirs de l'Exécutif fédéral ? A première vue l'alliance entre Etats fédérés initiée par la Californie, New-York et Washington s'en garde bien, parce qu'elle prend la forme d'un acte concerté. En effet, l'établissement d'une convention formelle, un contrat ou un pacte, entre Etats fédérés soulèverait un problème constitutionnel : 

Section 10: Limits on the States

Clause 3: Compact Clause

No State shall, without the Consent of Congress, (...) enter into any Agreement or Compact with another State, (...).

Avec l'adhésion de 10 nouveaux Etats en quelques jours l'alliance des Etats fédérés n'est pas anecdotique (Connecticut, Delaware, Hawaii, Massachusetts, Minnesota, Oregon, Puerto Rico, Rhode Island, Vermont and Virginia).
On ne peut ignorer non plus qu'une contre-diplomatie se développe. On agit auprès de l'ONU en s'efforçant de jouer un rôle dans ses procédures et l'Organisation ne refuse pas ce partenariat avec des entités publiques et privées américaines :

Le Secrétaire général espère s’engager avec le Gouvernement américain et avec tous les acteurs aux États-Unis et dans le monde entier, afin de bâtir l’avenir durable dont dépendent nos petits-enfants.

Le Secrétaire général parle d’une « déception majeure » après la décision des États-Unis de se retirer de l’Accord de Paris sur les changements climatiques

On obtient d'être reçu par le Chef de l'Etat français, considéré comme le défenseur naturel de l'Accord de Paris :

Hier, le gouvernement d'une grande Nation a renoncé à ses engagements en matière de climat. Mais un gouvernement ne résume pas une Nation ; d'autres acteurs se sont levés - politiques, économiques, civils - et des milliers d'initiatives prometteuses se font jour. Nous les appuierons et nous nous battrons à leurs côtés. Ce qui aurait pu nous affaiblir, va donc nous rendre plus forts et nous sommes désormais plus nombreux, plus déterminés, plus unis encore pour gagner la bataille du climat et nous la gagnerons.

Président Macron

On mène une vaste tournée en Chine (Gouverneur de Californie) pour rallier à la cause les régions. M. Jerry Brown a a rencontré le Ministre chinois des sciences et de la culture et a signé un protocole d'accord avec la Province de Chiang-su (Shangaï) le 6 juin : 

California and China Sign Agreement on Climate and Cleantech

Le texte du protocole d'accord entre le ministre chinois et la Californie

Le réseau Under 2 (http://under2mou.org/) qui regroupe 170 collectivités infranationales (Etats fédérés et régions autonomes) a nommé à Pékin le 7 juin Mme Christiana Figueres ambassadeur mondial pour la coalition.

On agit donc dans le champ des affaires étrangères dans un dépassement de l'interétatisme. Néanmoins ces réseaux transnationaux, le C40 (http://www.c40.org/) pour les mégapoles et Under 2 pour les Etats et régions, développent leurs liens sur la base de protocoles d'accord (MOU) qui explicitement ne sont pas des contrats ou des traités. Ces activités restent dans le champ de l'action extérieure démultipliée, selon la formule utilisée par la diplomatie française, qui est particulièrement adaptée à la coopération climatique :

Diplomatie et territoires, pour une action extérieure démultipliée, Ministère des Affaires étrangères et du Développement international, Paris, La Documention française, 2017, 220 pages

Dans sa lettre au Secrétaire général de l'ONU Mike Bloomberg, ancien maire de New-York, rappelle que 

« La majorité des décisions qui guident l’action américaine sur le climat sont réalisées par les villes, les Etats, les entreprises et la société civile ».

Depuis l'abandon du Protocole de Kyoto par le Président Bush de nombreux Etats, villes et entreprises ont développé leur propre politique de lutte contre le réchauffement climatique. Ils ont établi des marchés carbone, règlementé les émissions des véhicules, favorisé le développement des véhicules électriques, promu le remplacement des centrales électriques au charbon, etc. Les collectivités publiques agissent ainsi dans le champ de leurs compétences pour contribuer à la transition vers l'économie décarbonnée dans l'intérêt à long terme de leurs administrés. On considèrera avec intérêt la lettre adressée par le maire de la Nouvelle-Orléans au Président Trump. Il explique  que, en raison des risques particuliers qui pèsent sur sa ville, la lutte contre le changement climatique est hautement prioritaire pour ses habitants. Les grandes entreprises américaines (voir la lettre au Président Trump) estiment que le développement de l'économie verte sert leur intérêt et celui du pays. Leur action relève de la stratégie d'entreprise et de leur décision de gestion.

On pense que la décision prise par le Président des Etats-Unis le 1er juillet dernier devrait finalement galvaniser la mise en oeuvre de l'Accord de Paris. Certes, certains Etats et l'Union européenne sont déterminés à accroître leur effort pour préserver l'engagement collectif. Il faudra bien compenser le défaut des Etats-Unis en ce qui concerne le Fonds vert pour le climat, afin que les pays en développement ne soient pas pénalisés. Les objectifs globaux de réduction des émissions de gaz à effet de serre ne pourront être maintenus que par un effort supplémentaire de l'Union européenne, de la Chine, de l'Inde, etc. Surtout la fronde que suscite la décision de la Maison Blanche aux Etats-Unis fait prendre conscience du rôle essentiel que les acteurs de l'économie réelle sont appelés à jouer dans l'application de l'Accord. Certes ce traité est faiblement contraignant. Ce n'est pas un bolide de course, mais une voiture à pédale !  On dira plutôt que chaque Etat ou entité partie conduit sa propre voiturette, ralentit dans les côtes, accélère dans les descentes, se ménage des pauses réparatrices. Toutefois le véhicule n'a pas de marche arrière et il est doté d'un dispositif anti-recul. Chaque partie à l'accord progresse donc inévitablement, cahin-caha, clopin-clopant (hobbling), obligée seulement de faire son possible pour atteindre les objectifs quinquénaux qu'elle s'est fixé et de s'en expliquer. Assurément cet accord ne vaudrait pas grand chose, sans le mouvement impulsé par les destinataires indirects de l'Accord,  les agents économiques, publics et privés, qui s'investissent d'une "ardente obligation"  de contribuer à la réalisation des objectifs de l'humanité. Les Etats-Unis, le peuple américain, en contrepoint de la déclaration de Rose Garden White House, montre la voie de cette mobilisation horizontale. Ce n'est pas mépriser l'autorité des traités internationaux que d'affirmer que nul engagement international collectif ne saurait décréter la transformation de l'économie mondiale vers la décarbonnisation. Cette planification économique globale ne peut être qu'incitative et sa réussite dépendra de l'engagement effectif des peuples, sans lequel les Etats resteront impuissants, mais qu'ils seront aussi impuissants à contrer.

Dans une approche étroite et à court terme qui entre en contradiction avec la perspective à très long terme de l'Accord de Paris, ce dernier est évidemment déséquilibré : il y a ceux qui ont pris des engagements et paient ; il y a ceux qui sont des bénéficiaires et n'ont pas pris d'engagement effectif. L'Inde a pratiquement obtenu un permis de polluer sans limite. Or grâce à cette concession intiale, cet Etat s'impose aujourd'hui comme un partenaire déterminé engagé réellement dans la lutte contre le rehaussement climatique. Pareille subtilité dépasse clairement l'entendement du Président Trump et celui de sa base électorale. Cette incapacité à entrer dans l'esprit si particulier de l'accord de Paris est certainement partagée par d'autres. Ainsi la Russie repousse le plus longtemps possible le moment de le ratifier et elle ne regarde pas avec hostilité la décision du président américain. Le porte-parole du Kremlin, Dimtri Peskov, a exprimé un soutien tout diplomatique à l'Accord de Paris :

"President (Vladimir) Putin signed this convention in Paris. Russia attaches great significance to it".

"At the same time, it goes without saying that the effectiveness of this convention is likely to be reduced without its key participants,"

Et pour le Président Poutine, il n'y a pas péril en la demeure :

"Don't worry, be happy."

"We still have time. If we all work constructively, we can agree on something."

Le président russe semble bien ouvrir la porte à une renégociation de l'Accord de Paris et ce propos tenu au forum économique international de Saint Pétersbourg en dit long sur son scepticisme :

"By the way, we should be grateful to President Trump. In Moscow, it's raining and cold and even, they say, some snow."

La déclaration de Rose Garden ouvre donc une brèche dans le consensus international qui peut s'élargir. On aurait ainsi tort de sous-estimer la gravité de cette décision. Une course contre la montre est engagée. Les forces hostiles à l'Accord de Paris peuvent encore prendre le dessus. 

 

SENTINELLEDossier spécial sur la COP 21 : L’humanité rassemblée en ordre de marche, Prof. Miranda METOU, dir.

 

DOCUMENTS

L'histoire des négociations sur le climat : videographie de l"AFP

L'état des signatures et ratications de l'Accord de Paris

Métro Monde (observation : le retrait des Etats-Unis est seulement virtuel)

 

 

Etats-Unis

La déclaration de Rose Garden White House, 1er juin 2017 : Statement by President Trump on the Paris Climate Accord

THE PRESIDENT:  Thank you very much.  (Applause.)  Thank you.  I would like to begin by addressing the terrorist attack in Manila.  We’re closely monitoring the situation, and I will continue to give updates if anything happens during this period of time.  But it is really very sad as to what’s going on throughout the world with terror.  Our thoughts and our prayers are with all of those affected.

Before we discuss the Paris Accord, I’d like to begin with an update on our tremendous -- absolutely tremendous -- economic progress since Election Day on November 8th.  The economy is starting to come back, and very, very rapidly.  We’ve added $3.3 trillion in stock market value to our economy, and more than a million private sector jobs.

I have just returned from a trip overseas where we concluded nearly $350 billion of military and economic development for the United States, creating hundreds of thousands of jobs.  It was a very, very successful trip, believe me.  (Applause.)  Thank you.  Thank you.  

In my meetings at the G7, we have taken historic steps to demand fair and reciprocal trade that gives Americans a level playing field against other nations.  We’re also working very hard for peace in the Middle East, and perhaps even peace between the Israelis and the Palestinians.  Our attacks on terrorism are greatly stepped up -- and you see that, you see it all over -- from the previous administration, including getting many other countries to make major contributions to the fight against terror.  Big, big contributions are being made by countries that weren’t doing so much in the form of contribution.

One by one, we are keeping the promises I made to the American people during my campaign for President –- whether it’s cutting job-killing regulations; appointing and confirming a tremendous Supreme Court justice; putting in place tough new ethics rules; achieving a record reduction in illegal immigration on our southern border; or bringing jobs, plants, and factories back into the United States at numbers which no one until this point thought even possible.  And believe me, we’ve just begun.  The fruits of our labor will be seen very shortly even more so.

On these issues and so many more, we’re following through on our commitments.  And I don’t want anything to get in our way.  I am fighting every day for the great people of this country.  Therefore, in order to fulfill my solemn duty to protect America and its citizens, the United States will withdraw from the Paris Climate Accord -- (applause) -- thank you, thank you -- but begin negotiations to reenter either the Paris Accord or a really entirely new transaction on terms that are fair to the United States, its businesses, its workers, its people, its taxpayers.  So we’re getting out.  But we will start to negotiate, and we will see if we can make a deal that’s fair.  And if we can, that’s great.  And if we can’t, that’s fine.  (Applause.) 
 
As President, I can put no other consideration before the wellbeing of American citizens.  The Paris Climate Accord is simply the latest example of Washington entering into an agreement that disadvantages the United States to the exclusive benefit of other countries, leaving American workers -- who I love -- and taxpayers to absorb the cost in terms of lost jobs, lower wages, shuttered factories, and vastly diminished economic production.

Thus, as of today, the United States will cease all implementation of the non-binding Paris Accord and the draconian financial and economic burdens the agreement imposes on our country.  This includes ending the implementation of the nationally determined contribution and, very importantly, the Green Climate Fund which is costing the United States a vast fortune.

Compliance with the terms of the Paris Accord and the onerous energy restrictions it has placed on the United States could cost America as much as 2.7 million lost jobs by 2025 according to the National Economic Research Associates.  This includes 440,000 fewer manufacturing jobs -- not what we need -- believe me, this is not what we need -- including automobile jobs, and the further decimation of vital American industries on which countless communities rely.  They rely for so much, and we would be giving them so little. 

According to this same study, by 2040, compliance with the commitments put into place by the previous administration would cut production for the following sectors:  paper down 12 percent; cement down 23 percent; iron and steel down 38 percent; coal -- and I happen to love the coal miners -- down 86 percent; natural gas down 31 percent.  The cost to the economy at this time would be close to $3 trillion in lost GDP and 6.5 million industrial jobs, while households would have $7,000 less income and, in many cases, much worse than that.

Not only does this deal subject our citizens to harsh economic restrictions, it fails to live up to our environmental ideals.  As someone who cares deeply about the environment, which I do, I cannot in good conscience support a deal that punishes the United States -- which is what it does -– the world’s leader in environmental protection, while imposing no meaningful obligations on the world’s leading polluters.

For example, under the agreement, China will be able to increase these emissions by a staggering number of years -- 13.  They can do whatever they want for 13 years.  Not us.  India makes its participation contingent on receiving billions and billions and billions of dollars in foreign aid from developed countries.  There are many other examples.  But the bottom line is that the Paris Accord is very unfair, at the highest level, to the United States.

Further, while the current agreement effectively blocks the development of clean coal in America -- which it does, and the mines are starting to open up.  We’re having a big opening in two weeks.  Pennsylvania, Ohio, West Virginia, so many places.  A big opening of a brand-new mine.  It’s unheard of.  For many, many years, that hasn’t happened.  They asked me if I’d go.  I’m going to try.

China will be allowed to build hundreds of additional coal plants.  So we can’t build the plants, but they can, according to this agreement.  India will be allowed to double its coal production by 2020.  Think of it:  India can double their coal production.  We’re supposed to get rid of ours.  Even Europe is allowed to continue construction of coal plants.  

In short, the agreement doesn’t eliminate coal jobs, it just transfers those jobs out of America and the United States, and ships them to foreign countries.

This agreement is less about the climate and more about other countries gaining a financial advantage over the United States.  The rest of the world applauded when we signed the Paris Agreement -- they went wild; they were so happy -- for the simple reason that it put our country, the United States of America, which we all love, at a very, very big economic disadvantage.  A cynic would say the obvious reason for economic competitors and their wish to see us remain in the agreement is so that we continue to suffer this self-inflicted major economic wound.  We would find it very hard to compete with other countries from other parts of the world.   

We have among the most abundant energy reserves on the planet, sufficient to lift millions of America’s poorest workers out of poverty.  Yet, under this agreement, we are effectively putting these reserves under lock and key, taking away the great wealth of our nation -- it's great wealth, it's phenomenal wealth; not so long ago, we had no idea we had such wealth -- and leaving millions and millions of families trapped in poverty and joblessness.

The agreement is a massive redistribution of United States wealth to other countries.  At 1 percent growth, renewable sources of energy can meet some of our domestic demand, but at 3 or 4 percent growth, which I expect, we need all forms of available American energy, or our country -- (applause) -- will be at grave risk of brownouts and blackouts, our businesses will come to a halt in many cases, and the American family will suffer the consequences in the form of lost jobs and a very diminished quality of life.

Even if the Paris Agreement were implemented in full, with total compliance from all nations, it is estimated it would only produce a two-tenths of one degree -- think of that; this much -- Celsius reduction in global temperature by the year 2100.  Tiny, tiny amount.  In fact, 14 days of carbon emissions from China alone would wipe out the gains from America -- and this is an incredible statistic -- would totally wipe out the gains from America's expected reductions in the year 2030, after we have had to spend billions and billions of dollars, lost jobs, closed factories, and suffered much higher energy costs for our businesses and for our homes.

As the Wall Street Journal wrote this morning:  “The reality is that withdrawing is in America’s economic interest and won’t matter much to the climate.”  The United States, under the Trump administration, will continue to be the cleanest and most environmentally friendly country on Earth.  We'll be the cleanest.  We're going to have the cleanest air.  We're going to have the cleanest water.  We will be environmentally friendly, but we're not going to put our businesses out of work and we're not going to lose our jobs.  We're going to grow; we're going to grow rapidly.  (Applause.)  

And I think you just read -- it just came out minutes ago, the small business report -- small businesses as of just now are booming, hiring people.  One of the best reports they've seen in many years.

I’m willing to immediately work with Democratic leaders to either negotiate our way back into Paris, under the terms that are fair to the United States and its workers, or to negotiate a new deal that protects our country and its taxpayers.  (Applause.) 

So if the obstructionists want to get together with me, let’s make them non-obstructionists.  We will all sit down, and we will get back into the deal.  And we’ll make it good, and we won’t be closing up our factories, and we won’t be losing our jobs.  And we’ll sit down with the Democrats and all of the people that represent either the Paris Accord or something that we can do that's much better than the Paris Accord.  And I think the people of our country will be thrilled, and I think then the people of the world will be thrilled.  But until we do that, we're out of the agreement.  

I will work to ensure that America remains the world’s leader on environmental issues, but under a framework that is fair and where the burdens and responsibilities are equally shared among the many nations all around the world.  

No responsible leader can put the workers -- and the people -- of their country at this debilitating and tremendous disadvantage.  The fact that the Paris deal hamstrings the United States, while empowering some of the world’s top polluting countries, should dispel any doubt as to the real reason why foreign lobbyists wish to keep our magnificent country tied up and bound down by this agreement:  It’s to give their country an economic edge over the United States.  That's not going to happen while I’m President.  I’m sorry.  (Applause.) 

My job as President is to do everything within my power to give America a level playing field and to create the economic, regulatory and tax structures that make America the most prosperous and productive country on Earth, and with the highest standard of living and the highest standard of environmental protection. 

Our tax bill is moving along in Congress, and I believe it’s doing very well.  I think a lot of people will be very pleasantly surprised.  The Republicans are working very, very hard.  We’d love to have support from the Democrats, but we may have to go it alone.  But it’s going very well.  

The Paris Agreement handicaps the United States economy in order to win praise from the very foreign capitals and global activists that have long sought to gain wealth at our country’s expense.  They don’t put America first.  I do, and I always will.  (Applause.) 

The same nations asking us to stay in the agreement are the countries that have collectively cost America trillions of dollars through tough trade practices and, in many cases, lax contributions to our critical military alliance.  You see what’s happening.  It’s pretty obvious to those that want to keep an open mind.  

At what point does America get demeaned?  At what point do they start laughing at us as a country?   We want fair treatment for its citizens, and we want fair treatment for our taxpayers.  We don’t want other leaders and other countries laughing at us anymore.  And they won’t be.  They won’t be.

I was elected to represent the citizens of Pittsburgh, not Paris.  (Applause.)  I promised I would exit or renegotiate any deal which fails to serve America’s interests.  Many trade deals will soon be under renegotiation.  Very rarely do we have a deal that works for this country, but they’ll soon be under renegotiation.  The process has begun from day one.  But now we’re down to business.

Beyond the severe energy restrictions inflicted by the Paris Accord, it includes yet another scheme to redistribute wealth out of the United States through the so-called Green Climate Fund -- nice name -- which calls for developed countries to send $100 billion to developing countries all on top of America’s existing and massive foreign aid payments.  So we’re going to be paying billions and billions and billions of dollars, and we’re already way ahead of anybody else.  Many of the other countries haven’t spent anything, and many of them will never pay one dime.  

The Green Fund would likely obligate the United States to commit potentially tens of billions of dollars of which the United States has already handed over $1 billion -- nobody else is even close; most of them haven’t even paid anything -- including funds raided out of America’s budget for the war against terrorism.  That’s where they came.  Believe me, they didn’t come from me.  They came just before I came into office.  Not good.  And not good the way they took the money.  

In 2015, the United Nation's departing top climate officials reportedly described the $100 billion per year as “peanuts,” and stated that "the $100 billion is the tail that wags the dog."  In 2015, the Green Climate Fund’s executive director reportedly stated that estimated funding needed would increase to $450 billion per year after 2020.  And nobody even knows where the money is going to.  Nobody has been able to say, where is it going to? 

Of course, the world’s top polluters have no affirmative obligations under the Green Fund, which we terminated.  America is $20 trillion in debt.  Cash-strapped cities cannot hire enough police officers or fix vital infrastructure.  Millions of our citizens are out of work.  And yet, under the Paris Accord, billions of dollars that ought to be invested right here in America will be sent to the very countries that have taken our factories and our jobs away from us.  So think of that.  

There are serious legal and constitutional issues as well.  Foreign leaders in Europe, Asia, and across the world should not have more to say with respect to the U.S. economy than our own citizens and their elected representatives.  Thus, our withdrawal from the agreement represents a reassertion of America’s sovereignty.  (Applause.)  Our Constitution is unique among all the nations of the world, and it is my highest obligation and greatest honor to protect it.  And I will.

Staying in the agreement could also pose serious obstacles for the United States as we begin the process of unlocking the restrictions on America’s abundant energy reserves, which we have started very strongly.  It would once have been unthinkable that an international agreement could prevent the United States from conducting its own domestic economic affairs, but this is the new reality we face if we do not leave the agreement or if we do not negotiate a far better deal.

The risks grow as historically these agreements only tend to become more and more ambitious over time.  In other words, the Paris framework is a starting point -- as bad as it is -- not an end point.  And exiting the agreement protects the United States from future intrusions on the United States' sovereignty and massive future legal liability.  Believe me, we have massive legal liability if we stay in.

As President, I have one obligation, and that obligation is to the American people.  The Paris Accord would undermine our economy, hamstring our workers, weaken our sovereignty, impose unacceptable legal risks, and put us at a permanent disadvantage to the other countries of the world.  It is time to exit the Paris Accord -- (applause) -- and time to pursue a new deal that protects the environment, our companies, our citizens, and our country.  

It is time to put Youngstown, Ohio, Detroit, Michigan, and Pittsburgh, Pennsylvania -- along with many, many other locations within our great country -- before Paris, France.  It is time to make America great again.  (Applause.)  Thank you.  Thank you.  Thank you very much. 

Thank you very much.  Very important.  I’d like to ask Scott Pruitt, who most of you know and respect, as I do, just to say a few words.  

Scott, please.  (Applause.) 

ADMINISTRATOR PRUITT:  Thank you, Mr. President.  Your decision today to exit the Paris Accord reflects your unflinching commitment to put America first.

And by exiting, you're fulfilling yet one more campaign promise to the American people.  Please know that I am thankful for your fortitude, your courage, and your steadfastness as you serve and lead our country.

America finally has a leader who answers only to the people -- not to the special interests who have had their way for way too long.  In everything you do, Mr. President, you're fighting for the forgotten men and women across this country.  You're a champion for the hardworking citizens all across this land who just want a government that listens to them and represents their interest.

You have promised to put America First in all that you do, and you've done that in any number of ways -- from trade, to national security, to protecting our border, to rightsizing Washington, D.C.  And today you've put America first with regard to international agreements and the environment. 

This is an historic restoration of American economic independence -- one that will benefit the working class, the working poor, and working people of all stripes.  With this action, you have declared that the people are rulers of this country once again.  And it should be noted that we as a nation do it better than anyone in the world in striking the balance between growing our economy, growing jobs while also being a good steward of our environment.  

We owe no apologies to other nations for our environmental stewardship.  After all, before the Paris Accord was ever signed, America had reduced its CO2 footprint to levels from the early 1990s.  In fact, between the years 2000 and 2014, the United States reduced its carbon emissions by 18-plus percent.  And this was accomplished not through government mandate, but accomplished through innovation and technology of the American private sector.

For that reason, Mr. President, you have corrected a view that was paramount in Paris that somehow the United States should penalize its own economy, be apologetic, lead with our chin, while the rest of world does little.  Other nations talk a good game; we lead with action -- not words.  (Applause.) 

Our efforts, Mr. President, as you know, should be on exporting our technology, our innovation to nations who seek to reduce their CO2 footprint to learn from us.  That should be our focus versus agreeing to unachievable targets that harm our economy and the American people.

Mr. President, it takes courage, it takes commitment to say no to the plaudits of men while doing what’s right by the American people.  You have that courage, and the American people can take comfort because you have their backs.  

Thank you, Mr. President. 

 

STATEMENT FROM THE CLIMATE MAYORS IN RESPONSE TO PRESIDENT TRUMP’S WITHDRAWAL FROM THE PARIS CLIMATE AGREEMENT

Thursday, June 1st 2017

The President’s denial of global warming is getting a cold reception from America’s cities.

As 87 Mayors representing 40 million Americans, we will adopt, honor, and uphold the commitments to the goals enshrined in the Paris Agreement. We will intensify efforts to meet each of our cities’ current climate goals, push for new action to meet the 1.5 degrees Celsius target, and work together to create a 21st century clean energy economy.

We will continue to lead. We are increasing investments in renewable energy and energy efficiency. We will buy and create more demand for electric cars and trucks. We will increase our efforts to cut greenhouse gas emissions, create a clean energy economy, and stand for environmental justice. And if the President wants to break the promises made to our allies enshrined in the historic Paris Agreement, we’ll build and strengthen relationships around the world to protect the planet from devastating climate risks.

The world cannot wait — and neither will we.

Signed,

Mayor Eric Garcetti
City of Los Angeles, CA

Mayor Martin J Walsh
City of Boston, MA

Mayor Bill de Blasio
New York City, NY

Mayor Sylvester Turner
City of Houston, TX

Mayor Madeline Rogero
City of Knoxville, TN

Mayor Rahm Emanuel
City of Chicago, IL

Mayor Ed Murray
City of Seattle, WA

Mayor Jim Kenney
City of Philadelphia, PA

Mayor Kasim Reed
City of Atlanta, GA

Mayor Lioneld Jordan
City of Fayetteville, AR

Mayor Kathy Sheehan
City of Albany, NY

Mayor Christopher Taylor
City of Ann Arbor, MI

Mayor Van W Johnson
City of Apalachicola, FL

Mayor Susan Ornelas
City of Arcata, CA

Mayor Esther Manheimer
City of Asheville, NC

Mayor Steve Skadron
City of Aspen, CO

Mayor Steve Adler
City of Austin, TX

Mayor Jesse Arreguin
City of Berkeley, CA

Mayor John Hamilton
City of Bloomington, IN

Mayor Suzanne Jones
City of Boulder, CO

Mayor Miro Weinberger
City of Burlington, VT

Mayor James Brainard
City of Carmel, IN

Mayor Pam Hemminger
City of Chapel Hill, NC

Mayor Jennifer Roberts
City of Charlotte, NC

Mayor Mary Casillas Salas
City of Chula Vista, CA

Mayor Stephen K Benjamin
City of Columbia, SC

Mayor Jeffrey Cooper
Culver City, CA

Mayor Michael Hancock
City of Denver, CO

Mayor Mike Duggan
City of Detroit, MI

Mayor Josh Maxwell
City of Downingtown, PA

Mayor Roy D Buol
City of Dubuque, IA

Mayor William V Bell
City of Durham, NC

Mayor David Kaptain
City of Elgin, IL

Mayor Lucy Vinis
City of Eugene, OR

Mayor Karen Freeman-Wilson
City of Gary, IN

Mayor Dawn Zimmer
City of Hoboken, NJ

Mayor Paul Blackburn
City of Hood River, OR

Mayor Steven M Fulop
Jersey City, NJ

Mayor Sly James
Kansas City, MO

Mayor Adam Paul
City of Lakewood, CO

Mayor Richard J Kaplan
City of Lauderhill, FL

Mayor Mark Stodola
City of Little Rock, AR

Mayor Robert Garcia
City of Long Beach, CA

Mayor Dennis Coombs
City of Longmont, CO

Mayor Paul R Soglin
City of Madison, WI

Mayor Philip Levine
City of Miami Beach, FL

Mayor Tom Barrett
City of Milwaukee, WI

Mayor Mark Gamba
City of Milwaukie, OR

Mayor Betsy Hodges
City of Minneapolis, MN

Mayor Megan Barry
City of Nashville, TN

Mayor Jon Mitchell
City of New Bedford, MA

Mayor Mitch Landrieu
City of New Orleans, LA

Mayor Libby Schaaf
City of Oakland, CA

Mayor Buddy Dyer
City of Orlando, FL

Mayor Greg Scharff
City of Palo Alto, CA

Mayor Jack Thomas
Park City, UT

Mayor Greg Stanton
City of Phoenix, AZ

Mayor William Peduto
City of Pittsburgh, PA

Mayor Ted Wheeler
City of Portland, OR

Mayor Jorge O Elorza
City of Providence, RI

Mayor Hillary Schieve
City of Reno, NV

Mayor Tom Butt
City of Richmond, CA

Mayor Darrell Steinberg
City of Sacramento, CA

Mayor Christopher Coleman
City of Saint Paul, MN

Mayor Jackie Biskupski
Salt Lake City, UT

Mayor Ed Lee
City of San Francisco, CA

Mayor Sam Liccardo
City of San Jose, CA

Mayor Pauline Russo Cutter
City of San Leandro, CA

Mayor Heidi Harmon
City of San Luis Obispo, CA

Mayor Helene Schneider
City of Santa Barbara, CA

Mayor Javier M Gonzales
City of Santa Fe, NM

Mayor Ted Winterer
City of Santa Monica, CA

Mayor Joe Curtatone
City of Somerville, MA

Mayor Scott A Saunders
City of Smithville, TX

Mayor Lyda Krewson
City of St Louis, MO

Mayor Rick Kriseman
City of St Petersburg, FL

Mayor Stephanie A Miner
City of Syracuse, NY

Mayor Kate Stewart
City of Takoma Park, MD

Mayor Andrew Gillum
City of Tallahassee, FL

Mayor Jim Carruthers
Traverse City, MI

Mayor Jonathan Rothschild
City of Tucson, AZ

Mayor Muriel Bowser
City of Washington, D.C.

Mayor Oscar Rios
City of Watsonville, CA

Mayor Jeri Muoio
City of West Palm Beach, FL

Mayor Christopher Cabaldon
City of West Sacramento, CA

Mayor Daniel Corona
City of West Wendover, NV

Mayor Allen Joines
City of Winston Salem, NC

Updated signatories as of 11pm PT on June 1st, 2017

Climate Mayors (aka, Mayors National Climate Action Agenda, or MNCAA) is a network of 92 U.S. mayors — representing over 44 million Americans in red states and blue states — working together to strengthen local efforts for reducing greenhouse gas emissions and supporting efforts for binding federal and global-level policy making. Climate Mayors recently released anopen letter to President Trump to oppose his actions thus far against climate action. In January, 30 Climate Mayors issued an EV RFI to show automakers and manufacturers that 114,000 of their cities’ cars and trucks could be electrified.

 

  • BLOOMBERG PHILANTHROPIES

Mike Bloomberg doubles down to ensure America will fulfill the Paris Agreement

CCNUCC/UNFCCC : Bloomberg Philanthropies fera don de 15 millions de dollars au secrétariat de la CCNUCC

Le 1 juin 2017, l’envoyé spécial des Nations Unies pour les villes et le changement climatique, Mike Bloomberg, s’est engagé à faire un don de 15 millions de dollars au secrétariat de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) pour soutenir ses activités, y compris celles visant à aider les pays à respecter leurs engagements dans le cadre de l’Accord de Paris sur les changements climatiques adopté en 2015.

Dans un communiqué, Mike Bloomberg a déclaré : « Les Américains ne délaissent pas l’Accord de Paris, bien au contraire : nous avançons [vers sa mise en œuvre]. Maires, gouverneurs et dirigeants d’entreprise des deux partis politiques ont signé une déclaration de soutien que nous enverrons aux Nations Unies, et ensemble nous atteindrons les objectifs de réduction des émissions que les États-Unis se sont fixés à Paris en 2015. En signe de notre engagement, Bloomberg Philanthropies, en partenariat avec d’autres organisations, contribuera à hauteur d’environ 15 millions de dollars aux fonds que le secrétariat des Nations Unies sur les changements climatiques risque de perdre de la part de Washington. Les Américains honoreront et mettront en œuvre l’Accord de Paris depuis la base, et Washington ne peut rien faire pour nous en empêcher. »

Pour sa part, Patricia Espinosa, Secrétaire exécutive de la Convention-Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques (CCNUCC) a déclaré : « Nous sommes profondément reconnaissants envers Bloomberg Philanthropies pour cette contribution généreuse. Si le financement de la part des gouvernements demeure fondamental pour notre travail, ce type de soutien est essentiel pour le secrétariat, afin de soutenir les nations dans leurs efforts visant à mettre en œuvre leurs engagements sous l’Accord de Paris sur les changements climatiques. Il est très encourageant de constater que tous les acteurs réaffirment leur volonté de travailler conjointement pour atteindre ces objectifs dans leur intégralité, et assurer ainsi un avenir bas carbone, résilient et sûr pour chaque homme, chaque femme et chaque enfant. » 

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Après sa rencontre avec le Président français, M. Emmanuel Macron, M. Mike Bloomberg a fait la déclaration suivante :

Mike Bloomberg meets with President Macron: Americans don’t need Washington to meet our Paris commitment

By Mike Bloomberg - JUN. 02, 2017

Statement by Michael R. Bloomberg following his meeting with Emmanuel Macron, President of France, and Anne Hidalgo, Mayor of Paris to discuss the United States' commitment to the Paris Agreement.

It’s always great to be in Paris, and I want to thank President Macron and Mayor Hidalgo for welcoming me here today.

I had the opportunity to sit down with candidate Macron this spring, and this evening, I was able to congratulate President Macron on his victory. I think it’s fair to say it was a victory for independent leadership and for international cooperation – something that all three of us strongly support. International cooperation is especially important on climate change.

The strong consensus among scientists is that the climate is changing due to pollution from human activity. The timing and magnitude of the changes are harder to pin down, but we cannot stick our heads in the sand and ignore the risks they present, especially when we’re already seeing the effects all around us – whether they’re measured in rising sea levels, or depleting coral reefs, or the number of children with asthma.

Prevention is the best medicine – and the overwhelming majority of Americans believe we should be taking action on climate change. The U.S. is the world’s second largest contributor of greenhouse gases, so we have a particular responsibility to lead – and it’s in our own interest to do so, because if we don’t, we will pay for it in worse health, lost jobs, and a weaker economy.

Now, I want to be clear: I’m not here to criticize what happened in Washington yesterday. The White House made its decision on the Paris Agreement – but here’s what is most important for the world to understand: In the U.S., emission levels are determined far more by cities, states, and businesses than they are by our federal government.

Over the past decade, the U.S. has led the world in emission reductions – and our federal government had very little to do with it. It happened because of leadership from cities, public opposition to coal plants, and market forces that have made cleaner sources of energy – including solar and wind – cheaper than coal. It makes no sense to pay extra to poison our environment – or to kill jobs. And the clean energy industry is now creating far more jobs than we are losing in the fossil fuel industry.

The fact of the matter is: Americans don’t need Washington to meet our Paris commitment, and Americans are not going to let Washington stand in the way of fulfilling it. That’s the message mayors, governors, and business leaders all across the U.S. have been sending.

So today, we want the world to know: The U.S. will meet our Paris commitment, and, through a partnership among American cities, states, and businesses, we will seek to remain part of the Paris Agreement process. The American government may have pulled out of the Agreement, but the American people remain committed to it – and we will meet our targets.

Through my role as the U.N. Secretary-General’s Special Envoy for Cities and Climate Change I will notify the Secretary-General and Climate Change Secretariat that U.S. cities, states, businesses, and others will aim to meet the U.S. commitment to reduce our emissions 26% below 2005 levels by 2025. We are already half-way there – and we can accelerate our progress further, even without any support from Washington.

My foundation, Bloomberg Philanthropies, will help coordinate the U.S. effort, which we are calling America’s Pledge, and together, we will submit a societal NDC – or nationally determined contribution – just as every other nation has done. Bloomberg Philanthropies has also committed to providing the $15 million that the UN Climate Change Secretariat will lose from Washington, to ensure that there is no disruption to its work. We will also fulfill the Paris Agreement’s reporting requirements, so the world can track our progress, just as they can with any other nation.

I’m glad to say the U.N. has been very receptive to our proposal.

And I have asked President Macron to convey to other national leaders that the U.S., through strong action by local leaders, businesses, and investors, remains committed to fulfilling the Paris Agreement. I look forward to continuing to work with him and Mayor Hidalgo to ensure that the Paris Agreement remains in full force.

Thank you – et merci.

 

  • THE UNITED STATES CLIMATE ALLIANCE

 

New York Governor Cuomo, California Governor Brown, and Washington Governor Inslee Announce Formation of United States Climate Alliance

Cuomo, Brown and Inslee Will Serve as Co-Chairs, Urge Other States to Join Alliance

In response to President Trump’s decision to withdraw from the Paris Climate Agreement, New York Governor Andrew M. Cuomo, California Governor Edmund G. Brown Jr., and Washington State Governor Jay R. Inslee today announced the formation of the United States Climate Alliance, a coalition that will convene U.S. states committed to upholding the Paris Climate Agreement and taking aggressive action on climate change. 

“The White House’s reckless decision to withdraw from the Paris Climate Agreement has devastating repercussions not only for the United States, but for our planet. This administration is abdicating its leadership and taking a backseat to other countries in the global fight against climate change,” said Governor Cuomo. “New York State is committed to meeting the standards set forth in the Paris Accord regardless of Washington’s irresponsible actions. We will not ignore the science and reality of climate change which is why I am also signing an Executive Order confirming New York’s leadership role in protecting our citizens, our environment, and our planet.”
 
New York, California, and Washington, representing over one-fifth of U.S. Gross Domestic Product, are committed to achieving the U.S. goal of reducing emissions 26-28 percent from 2005 levels and meeting or exceeding the targets of the federal Clean Power Plan.
 
“The President has already said climate change is a hoax, which is the exact opposite of virtually all scientific and worldwide opinion,” said Governor Brown. “I don't believe fighting reality is a good strategy – not for America, not for anybody. If the President is going to be AWOL in this profoundly important human endeavor, then California and other states will step up.”
 
“I am proud to stand with other governors as we make sure that the inaction in D.C. is met by an equal force of action from the states,” said Governor Inslee. “Today’s announcement by the president leaves the full responsibility of climate action on states and cities throughout our nation. While the president’s actions are a shameful rebuke to the work needed to protect our planet for our children and grandchildren, states have been and will continue to step up.”
 
Together, New York, California, and Washington represent approximately 68 million people – nearly one-in-five Americans – and the states account for at least 10 percent of greenhouse gas emissions in the United States. California will continue to work closely together with other states to help fill the void left by the federal government.
 
With input from all participants, the U.S. Climate Alliance will also act as a forum to sustain and strengthen existing climate programs, promote the sharing of information and best practices, and implement new programs to reduce carbon emissions from all sectors of the economy.
 
New York’s Climate Leadership

Greenhouse Gas Emission Reductions: Established ambitious greenhouse gas emission reduction targets to reduce emissions 40 percent below 1990 levels by 2030 and 80 percent by 2050. These targets have made New York a leader across the country in fighting climate change.

Regional Greenhouse Gas Initiative (RGGI): Spearheaded the formation of the successful RGGI cap-and-trade program between northeast and mid-Atlantic states, led effort to reduce RGGI’s carbon emission cap by 45 percent in 2014, and recently called for an additional cap reduction of at least 30 percent between 2020 and 2030.

Reforming the Energy Vision: Established a comprehensive energy strategy to make the vision for a clean, resilient, and affordable energy system a reality, while actively spurring energy innovation, attracting new jobs, and improving consumer choice. 

Clean Energy Standard: Established the most comprehensive and ambitious clean energy mandate in the state's history, requiring that 50 percent of electricity in New York come from renewable energy sources like wind and solar by 2030.

Clean Energy Fund: Established a $5 billion fund that is jump-starting clean-tech innovation, mobilizing private investment, capitalizing the nation's largest Green Bank, and helping eliminate market barriers to make clean energy scalable and affordable for all New Yorkers.

Coal-Free New York: Committed to close or repower all coal-burning power plants in New York to cleaner fuel sources by 2020.

Offshore Wind: Approved the nation's largest wind energy project off the Long Island coast in 2017 and made an unprecedented commitment to develop up to 2.4 gigawatts of offshore wind power by 2030.​

 

Dear President Trump,
As some of the largest companies based or operating in the United States, we strongly urge you to keep the United States in the Paris Agreement on climate change.

Climate change presents both business risks and business opportunities. Continued U.S. participation in the agreement benefits U.S. businesses and the U.S. economy in many ways:

Strengthening Competitiveness: By requiring action by developed and developing countries alike, the agreement ensures a more balanced global effort, reducing the risk of competitive imbalances for U.S. companies.
Creating Jobs, Markets and Growth: By expanding markets for innovative clean technologies, the agreement generates jobs and economic growth. U.S. companies are well positioned to lead in these markets. Withdrawing from the agreement will limit our access to them and could expose us to retaliatory measures.
Reducing Business Risks: By strengthening global action over time, the agreement will reduce future climate impacts, including damage to business facilities and operations, declining agricultural productivity and water supplies, and disruption of global supply chains.

As businesses concerned with the well-being of our customers, our investors, our communities, and our suppliers, we are strengthening our climate resilience, and we are investing in innovative technologies that can help achieve a clean energy transition. For this transition to succeed, however, governments must lead as well.

U.S. business is best served by a stable and practical framework facilitating an effective and balanced global response. The Paris Agreement provides such a framework. As other countries invest in advanced technologies and move forward with the Paris Agreement, we believe the United States can best exercise global leadership and advance U.S. interests by remaining a full partner in this vital global effort.

Sincerely,

Adobe
 
Apple
 
Blue Cross Blue Shield of Massachusetts
 
Danfoss
 
Dignity Health
Facebook
 
Gap, Inc.
 
Google
 
Hewlett Packard Enterprise
 
Ingersoll Rand
Intel Corporation
 
Johnson Controls
 
Levi Strauss & Co.
 
Mars Incorporated
Microsoft
 
Morgan Stanley
 
National Grid
 
PG&E Corporation
 
Royal DSM
Salesforce
 
Schneider Electric
 
Tiffany & Co.
 
Unilever
 
VF Corporation

 

FRANCE

Elysée – Jeudi 1er juin 2017

Mes chers compatriotes,

J’ai souhaité m’exprimer devant vous, quelques heures à peine après la déclaration du Président des Etats-Unis d’Amérique, parce que l’heure est grave.

Je prends note de la décision du Président américain de se désengager de l’Accord de Paris sur le climat. Je respecte cette décision souveraine. Mais je la regrette. Je considère qu’il commet là une erreur pour les intérêts de son pays et de son peuple et une faute pour l’avenir de notre planète.

Je viens à l’instant d’échanger avec le Président TRUMP et j’ai eu l’occasion de lui en faire part.

Le changement climatique est l’un des grands défis de notre temps. Ce qui paraissait encore pouvoir être discuté il y quelques années, s’impose désormais à nous tous, avec une grande évidence. La biodiversité est menacée, le dérèglement climatique affame plusieurs continents, dévaste certaines régions, chasse des habitants de leur patrie. En France même, nous observons chaque année les conséquences de ce dérèglement.

Si nous ne faisons rien, nos enfants connaitront un monde fait de migrations, de guerres, de pénuries, de disparitions d’archipels et de villes côtières, causées par ces évolutions. Cela a déjà commencé.

Ce n’est pas l’avenir que nous voulons pour nous. Ce n’est pas l’avenir que nous voulons pour nos enfants.Ce n’est pas l’avenir que nous voulons pour le monde.

La vocation de la France est de mener ces combats qui impliquent l’Humanité tout entière. C’est pourquoi la France s’est placée à l’avant-garde de la lutte contre le changement climatique. Elle s’est engagée résolument dans toutes les négociations internationales. En décembre 2015, la France a réussi ce tour de force de faire signer 195 pays, de leur faire signer un engagement commun, l’Accord de Paris pour le climat.

Alors, oui, je vous le dis ce soir avec beaucoup de force : Nous ne renégocierons pas un accord moins ambitieux. En aucun cas.

La France ce soir appelle l’ensemble des pays signataires à demeurer dans le cadre de l’Accord de Paris, à rester à la hauteur des responsabilités qui sont les nôtres et à ne rien céder.

Je veux ce soir dire aux Etats-Unis : La France croit en vous. Le monde croit en vous. Je sais que vous êtes une très grande Nation. Que les Etats-Unis ont été fondés pour faire triompher la liberté, la vérité, la raison, partout contre l’ignorance et l’obscurité. Mais ne vous trompez pas. Sur le climat, il n’y a pas de plan B. Car, il n’y a pas de planète B.

Alors, oui, nous continuerons.

A tous les scientifiques, ingénieurs, entrepreneurs, citoyens engagés, que la décision du Président des Etats-Unis a déçus, je veux dire ceci : Vous trouverez dans la France une seconde patrie. Je vous lance un appel : Venez travailler ici, avec nous, travailler sur des solutions concrètes pour le climat.

Ce soir, les Etats-Unis ont tourné le dos au monde. Mais la France ne tournera pas le dos aux Américains. Je vous assure, mes chers compatriotes et vous qui m’écoutez où que vous soyez dans le monde, la France n’abandonnera pas le combat.

Bien entendu, nous aurions préféré livrer cette bataille aux côtés des Etats-Unis d’Amérique. Car, ce sont nos alliés et ils resteront nos alliés, en matière de lutte contre le terrorisme, sur nombre de sujets de défense, de sécurité, sur nombre de sujets industriels et économiques. Mais il en est ainsi.

La porte n’est pas fermée, elle ne le sera jamais à cette Nation à laquelle nous devons tant. Mais nous sommes encore nombreux à conserver notre détermination.

La France jouera donc son rôle dans le monde car c’est ce qui est attendu d’elle. Dès ce soir, avec l’Allemagne et l’Italie, nous avons tenu à réaffirmer notre engagement pour l’Accord de Paris. Je me suis entretenu, il y a quelques instants, avec la Chancelière d’Allemagne, nous prendrons ensemble, dans les prochains jours, des initiatives fortes allant en ce sens. Samedi, je verrai le Premier ministre indien à Paris et m’entretiendrai sur ce sujet avec lui. Dans les prochains jours, je parlerai aux principaux décideurs pour m’assurer de leur engagement.

Enfin, la France proposera un plan d’action concret, afin d’accroître son attractivité pour les chercheurs et les entreprises de la transition écologique et prendra des initiatives concrètes, notamment en Europe et en Afrique sur ce sujet. J’ai demandé au Gouvernement d’y travailler activement et le réunirai à cet effet la semaine prochaine.

Nous ne tiendrons pas seulement nos engagements passés. Dès ce soir, la France se doit d’être plus ambitieuse encore pour l’avenir, pour notre avenir.

Vive la République ! Vive la France !

________________________

 

Now, let me say a few words to our American friends. Climate change is one of the major issues of our time.It is already changing our daily lives but it is global. Everyone is impacted. And if we do nothing, our children will know a world of uncontrolled migrations, of wars, of shortages. A dangerous world.

It is not the future we want for ourselves. It is not the future we want for our children. It is not the future we want for our world.

Today, the President of the United States, Donald Trump, announced his decision to withdraw the United States from the Paris agreement. I do respect his decision, but I do think it is an actual mistake both for the US and for our planet.

I just said president Trump in a few words a few minutes ago this assessment.

Tonight I wish to tell the United States, France believes in you. The world believes in you. I know that you are a great nation. I know your history, our common history.

To all scientists, engineers, entrepreneurs, responsible citizens who were disappointed by the decision of the President of the United States, I want to say that they will find in France a second homeland.

I call on them: come and work here with us, to work together on concrete solutions for our climate, our environment. I can assure you, France will not give up the fight.

I reaffirm clearly that the Paris agreement remains irreversible and will be implemented, not just by France but by all the other nations.

Over the coming hours, I will have the opportunity to speak with our main partners to define a common strategy and to launch new initiatives. I already know that I can count on them.

I call on you to remain confident. We will succeed, because we are fully committed. Because wherever we live, whoever we are, we all share the same responsibility: Make Our Planet Great Again.

Thank you

Point presse à l'issue de l'entretien avec Michael BLOOMBERG, Envoyé Spécial des Nations-Unies pour les Villes et le Changement Climatique et Anne HIDALGO, Marie de Paris

LE PRESIDENT : Mesdames, Messieurs,

Je voudrais d’abord remercier a le la maire de Paris, Anne HIDALGO, la maire de Paris et Monsieur BLOOMBERG, d'être présents ici ce soir et d'avoir pris l’initiative de m'avoir proposé, suite à la journée d'hier, de nous rejoindre ici à l'Elysée.

La décision du président TRUMP hier soir de se retirer de l'accord de Paris aurait en effet pu semer le trouble, le doute. La réaction qui s'en est suivie a montré le contraire. Il y a une prise de conscience planétaire, une volonté de fer et rien ne l'arrêtera.

Les pays européens, la Chine, l'Inde, la Russie ont confirmé leur engagement depuis hier ; j'ai moi-même eu durant la journée plusieurs contacts diplomatiques durant lesquels j'ai pu confirmer la volonté de la France de réaffirmer son engagement et constater également la volonté de tous mes interlocuteurs de confirmer le leur. Je le redis donc ce soir : l'accord de Paris est irréversible et il sera mis en œuvre parce que c'est notre responsabilité. Mais j'ai aussi indiqué hier soir que la France prendrait des initiatives concrètes, nouvelles sur le plan européen comme pour elle-même, dans les prochaines semaines.

C'est pourquoi je suis très heureux ce soir de recevoir à l'Elysée deux acteurs clés de ce combat contre le changement climatique : Madame HIDALGO est maire de Paris mais elle est aussi présidente du C40 qui réunit aujourd'hui 80 métropoles des cinq continents. Elle a pour la Ville de Paris, pour la métropole de Paris, pris des décisions courageuses en matière de transition écologique et de lutte contre le changement climatique et elle est venue me faire part de la volonté commune de ces villes de poursuivre la lutte et de l'amplifier. Je l'en remercie très vivement. Nous travaillerons ensemble à l'atteinte de ces objectifs et de l'ensemble des objectifs que se fixent les métropoles où vivent des centaines de millions de nos concitoyens.

Monsieur Mike BLOOMBERG qui a été trois fois maire de New York, est aujourd'hui envoyé spécial de l'ONU pour les villes et le climat. Je connais de longue date son engagement dans la lutte contre le changement climatique et il vient de m'annoncer une initiative pour que toutes les villes américaines, les entreprises, les Etats fédérés regroupent leurs forces pour atteindre les objectifs climatiques des Etats-Unis d'ici à 2025. Il peut compter sur nous pour relayer cette action sur toutes les scènes internationales et auprès de tous les acteurs pertinents.

La France aidera de toutes ses forces l'ensemble de ceux qui veulent changer les choses et qui veulent réussir ce combat décisif pour notre siècle. Nous les accueillerons en France, nous accompagnerons leur travail et nous les accompagnerons partout où ils se trouvent.

Hier, le gouvernement d'une grande Nation a renoncé à ses engagements en matière de climat. Mais un gouvernement ne résume pas une Nation ; d'autres acteurs se sont levés - politiques, économiques, civils - et des milliers d'initiatives prometteuses se font jour. Nous les appuierons et nous nous battrons à leurs côtés. Ce qui aurait pu nous affaiblir, va donc nous rendre plus forts et nous sommes désormais plus nombreux, plus déterminés, plus unis encore pour gagner la bataille du climat et nous la gagnerons.

Ministère des affaires étrangères

Climat - Retrait des États-Unis de l’Accord de Paris - Déclaration de Jean-Yves Le Drian (2 juin 2017)

La France est pleinement engagée pour mener le combat contre le dérèglement climatique, selon les orientations définies par le président de la République, à la suite de la décision du Président Trump de retirer les États-Unis de l’Accord de Paris.

J’ai donné instruction, avec mon homologue allemand, à nos ambassadeurs dans un certain nombre de pays clés pour la mise en œuvre de l’accord de Paris, d’effectuer des démarches pour s’assurer de la pleine mise en œuvre de cet accord historique.

Je me félicite de la réaffirmation, par nombre de nos partenaires, de leur attachement à l’accord. La dynamique engagée en décembre 2015 à Paris vers une économie bas-carbone est désormais irréversible et doit être amplifiée.

Pour sa part, la France sera fidèle à tous ses engagements et sera plus ambitieuse encore. La France travaille à un plan d’actions et à des initiatives concrètes, notamment en Europe et en Afrique.

Je rappelle l’exigence de solidarité pour aider les pays les plus vulnérables à s’engager dans un développement durable et à faire face aux conséquences des catastrophes climatiques.

Nous tendons la main aux États-Unis et proposerons des initiatives à destination des forces vives qui souhaitent mettre en œuvre les engagements de l’accord de Paris. Nous appuierons l’ensemble des groupements d’acteurs nés de la COP21 qui rassemblent des États, des villes, des citoyens et des entreprises, pour continuer la lutte contre le dérèglement climatique partout sur la planète.

Q&R - Extraits du point de presse du 2 juin 2017

Q - Comment pouvez-vous commenter la décision du président américain Donald Trump de quitter l’Accord de Paris sur le climat ?

R - Le Président de la République s’est exprimé hier après l’annonce de la décision du Président américain. Nous vous renvoyons à ses déclarations.

Q - Suite au retrait des États-Unis de l’accord de Paris est-ce que la France considère que l’alliance transatlantique peut-être "business as usual" ?

R - Le Président de la République a marqué hier soir son souhait de poursuivre le dialogue avec les États-Unis : "(…) nous aurions préféré livrer cette bataille aux côtés des États-Unis d’Amérique. Car, ce sont nos alliés et ils resteront nos alliés, en matière de lutte contre le terrorisme, sur nombre de sujets de défense, de sécurité, sur nombre de sujets industriels et économiques. (…) La porte n’est pas fermée, elle ne le sera jamais à cette Nation à laquelle nous devons tant."

Jean-Yves Le Drian vient d’indiquer dans une déclaration ce matin : "Nous tendons la main aux États-Unis et proposerons des initiatives à destination des forces vives qui souhaitent mettre en œuvre les engagements de l’accord de Paris. Nous appuierons l’ensemble des groupements d’acteurs nés de la COP21 qui rassemblent des États, des villes, des citoyens et des entreprises, pour continuer la lutte contre le dérèglement climatique partout sur la planète".

Ministère de la transition écologique et solidaire

« On ne remettra pas à plat l’Accord de Paris »

Le ministre d’État Nicolas Hulot a de son côté réaffirmé, comme l’avait précisé le président de la République, que l’Accord de Paris ne serait pas renégocié. S’il a exprimé sa profonde tristesse, il a aussi montré sa détermination en soulignant : « l’accord de Paris est une dynamique irréversible, nous en avons des preuves chaque jour : le prix des énergies renouvelables baisse, partout sur la planète, les villes, les régions et les citoyens passent à l’action.

Le ministre d’État s’est associé à la déclaration des ministres de la coalition pour l’ambition au côté de nombreux pays européens, mais aussi des petits états insulaires particulièrement menacés par le changement climatique.

Il a par ailleurs souligné que la France allait reprendre la main, que des initiatives allaient être lancées, en Europe et en Afrique, et qu’il ferait des propositions au Président dans ce sens.

Il a enfin expliqué que la décision du président Trump pouvait avoir un effet de mobilisation et assuré que la France reprendrait le leadership climatique.

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Allemagne, France, Italie, 1er juin 2017

We, the Heads of State and of Government of France, Germany and Italy, take note with regret of the decision by the United States of America to withdraw from the universal agreement on climate change.
The Paris Agreement remains a cornerstone in the cooperation between our countries, for effectively and timely tackling climate change and for implementing the 2030 Agenda sustainable development goals. 
We deem the momentum generated in Paris in December 2015 irreversible and we firmly believe that the Paris Agreement cannot be renegotiated, since it is a vital instrument for our planet, societies and economies.  
We are convinced that the implementation of the Paris Agreement offers substantial economic opportunities for prosperity and growth in our countries and on a global scale.
We therefore reaffirm our strongest commitment to swiftly implement the Paris Agreement, including its climate finance goals and we encourage all our partners to speed up their action to combat climate change.
We will step up efforts to support developing countries, in particular the poorest and most vulnerable, in achieving their mitigation and adaptation goals.

Paolo Gentiloni
Emmanuel Macron
Angela Merkel

 

CHINE

Foreign Ministry Spokesperson Hua Chunying's Regular Press Conference on June 1, 2017

Q: It is reported that US President Trump will make public his decision on the Paris Agreement on June 2 Beijing time. There are reports saying that he will announce the withdrawal of the US. How does China view this? It is also said that China and the EU will issue a joint statement tomorrow in support of the Paris Agreement. Can you confirm that?

A: Climate change is a challenge for the whole world and no country can stand aloof. The Paris Agreement is a hard-won result which represents the broadest consensus of the international community and sets the target for the global campaign against climate change.

The general trend of green, low-carbon and sustainable development advocated by the Paris Agreement coincides with China's policy of promoting ecological advancement. However the other countries may change, China will continue to pursue innovative, coordinated, green, open and shared development, bear in mind its domestic requirements for sustainable growth, step up concrete efforts to deal with climate change and faithfully implement the Paris Agreement.

China will stay committed to upholding and promoting the global governance on climate change, and take an active part in the multilateral process on climate change. We will work with all relevant parties to safeguard the outcomes of the Paris Agreement, press ahead with the negotiation and implementation of the enforcement rules, and promote green, low-carbon and sustainable growth of the world.

China is willing to strengthen effective communication and practical cooperation with the EU in climate change to safeguard and advance the process of multilateral governance on climate change.

Foreign Ministry Spokesperson Hua Chunying's Regular Press Conference on June 2, 2017

Q: US President Donald Trump announced on June 1 at the White House that the US would withdraw from the Paris Agreement and immediately stop adhering to the emission reduction standards. What is China's comment on that?

A: The Chinese side follows closely the withdrawal of the US from the Paris Agreement. The Paris Agreement is a hard-won result which represents the broadest consensus of the international community and should be cherished and upheld by all parties.

The Chinese government attaches great importance to the issue of climate change, pursues innovative, coordinated, green, open and shared development, and tackles climate change with concrete policies and actions. Our achievements are for all to see. By doing so, China is fulfilling its international obligations as a major developing country and meeting the domestic requirements for sustainable growth.

Going forward, China will work hard to deal with climate change, take an active part in the multilateral process on climate change, and stay committed to upholding global governance on climate change. We will work with all relevant parties to press ahead with the negotiation and implementation of the enforcement rules of the Paris Agreement, and promote green, low-carbon and sustainable growth around the world.

 

Inde : PM holds talks with French President Emmanuel Macron in Paris

The Prime Minister, Shri Narendra Modi, today met French President Emmanuel Macron in Paris.

Addressing media after the meeting, the Prime Minister thanked President Macron for the warm welcome and congratulated him for the election victory.

The Prime Minister spoke of the service to humanity and human values that France-India relations have rendered successfully over the years. He expressed confidence that relations will go forward even faster.

In this context, the Prime Minister mentioned the International Solar Alliance, and the joint effort of India and France to this cause.
The Prime Minister described the Paris Climate agreement as a shared heritage of the whole world, and this generation’s contribution to the hope of future generations of mankind. He said it is our collective responsibility to save Mother Earth. Describing the city of Paris as an important part of his political journey, the Prime Minister said India and France had worked shoulder to shoulder for this agreement.

The Prime Minister described protection of environment as an article of faith for Indians, and a centuries old tradition.

He said India is committed to the accord, and even beyond it, India will work and walk together with others to leave a gift for the future generations.
The Prime Minister said both leaders also discussed ways to counter terrorism and radicalization. He said India is in favour of a united progressive European Union.

 

Les mégapoles du monde s'organisent  avec le réseau C40 Cities regrouppant 80 villes de 50 pays pour agir contre le réchauffement climatique : site

THE POWER OF C40 CITIES

C40 cities have tremendous power to act on climate ambitions -- and their power only grows when they work together. 

C40 networks facilitate dialogue amongst city officials. This builds trusted relationships, which in turn ensures that ideas, solutions, lessons, questions, and even friendly competition can flow freely and responsively to cities' needs. Rather than end at a case study or report, C40 Networks create conversations, which enable cities to tailor their own actions to their unique situations, and band together to use their collective power to access partnership resources, including technical and financial support. The result is that cities' climate actions to reduce GHGs and climate risks are bolder, more impactful, implemented faster, at a lower cost and with less resources than if they were to go it alone. No other organisation facilitates such deep connections amongst city staff across 50+ countries, 20 time zones and 26 languages to accelerate local action with major global impact.

Déclaration d'Anne Hidalgo, Maire de Paris et Présidente du C40

June 1, 2017

Le dérèglement climatique est une menace réelle pour l’avenir de notre planète. Il met en péril la santé, la prospérité, la sécurité et la vie de nos enfants et petits-enfants. Les preuves scientifiques sont indéniables et irréfutables. L’année 2016 a ainsi été l’année la plus chaude jamais enregistrée depuis le début des relevés de températures et le XXIe siècle compte seize des dix-sept années les plus chaudes qu’ait connu la Terre.

Les conséquences du dérèglement climatique se font déjà ressentir dans les grandes villes du monde : ouragans à la Nouvelle-Orléans et à New York, inondations à Paris, Houston et plus récemment Montréal, vagues de canicules mortelles à Sydney, pollution de l’air à Pékin, Delhi et dans toutes les grandes villes…  Tout cela a présidé à la décision de 190 nations de signer en 2015 l’Accord de Paris pour le Climat.

Cet exploit diplomatique inouï n’aurait notamment jamais vu le jour sans l’implication des États-Unis d’Amérique. En retirant les Etats-Unis de l’Accord de Paris, le Président Trump commet aujourd’hui une erreur aux conséquences dramatiques fatale.

En tant que présidente du C40, qui réunit les 91 villes les plus importantes au monde mobilisées pour le Climat, et en tant que Maire de Paris, j’appelle solennellement le gouvernement des États-Unis à revenir sur cette décision dramatique. Si nous voulons éviter les effets les plus ravageurs de la crise climatique, les quatre années à venir sont cruciales. Nous avons plus que jamais besoin du leadership américain face à ce défi majeur. 

Quelle que soit la décision définitive de Donald Trump, les grandes villes du monde – et notamment les douze villes américaines membres du C40, sont et seront au rendez-vous de leurs responsabilités pour mettre en œuvre l’Accord de Paris.

Sur tous les continents, pas un jour ne se passe sans que les Maires du C40 ne posent des actes audacieux et avant-gardistes, au service du futur des citoyens de nos villes. Nous continuerons encore et encore, inlassablement. Car l’évidence et l’urgence climatiques autant que les perspectives économiques que représente la transition écologique, n’offrent à personne de meilleure alternative. 

Montreal

New-York

Paris

Madrid

Varsovie

Sydney